Descripteurs / Indicateurs

Réseau / données

+ 28% de contributeurs pour l'année 2015. 

Composé d'organismes impliqués dans la prise en compte ou l'étude de la faune sauvage régionale, le Réseau des Contributeurs de l'OAFS (RCOAFS) constitue le centre de ressource et d'expertise de l'Observatoire.
Toute personne morale, publique ou privée, qui contribue à la production naturaliste et à la connaissance des espèces animales, peut obtenir le statut de "Contributeur" en ratifiant la Charte du RCOAFS. Cette ratification implique l'approbation des objectifs du dispositif par la structure signataire, partagés avec l’ensemble des membres :

  • Structurer, développer et animer le réseau régional des acteurs de la faune sauvage afin de faciliter la mise en œuvre de projets collaboratifs, scientifiques et techniques ;
  • Assurer la mutualisation de l’expertise et des données d’observations sur la faune à l’échelle régionale ;
  • Apporter une valorisation scientifique, fiable et partagée, à la production d’informations régionales et territoriales pour éclairer les politiques publiques de développement, d’aménagement et de préservation de la faune sauvage régionale.

Les valeurs présentées ici sont établies à partir des dates de ratification de la Charte par les différentes structures partenaires. 

Références

> Charte du réseau (1ère version Juin 2013)
> Membres du RCOAFS

Près de 500 000 observations intégrées en 2015

La mutualisation des données naturalistes est une étape indispensable à la réalisation d'états des lieux sur les espèces à l'échelle d'un territoire donné. Alors que le nombre de données d'observations ne cesse d'augmenter, la grande diversité des acteurs et des formats de stockage peut rendre la production de synthèse difficile. Pour améliorer l'accès à la connaissance naturaliste en Aquitaine et sa valorisation, l'OAFS assure la mutualisation des données faune produites et partagées par les acteurs (structuration, standardisation, traçabilité, diffusion). Cette mission est menée en lien avec le SINP où l'OAFS est identifié en tant que plateforme régionale thématique faune pour le territoire aquitain.

Les données utilisées pour cet indicateur sont produites par des associations, des bureaux d'études, des centres techniques et scientifiques, des collectivités territoriales, des établissements publics ou des réseaux de bénévoles. 
Les valeurs présentées sont issues de l'analyse du contenu de la base de données de l'OAFS (données structurées et insérées dans la base selon le Format Standard de Données régional). Elles sont calculées à partir de données d'observations  de type "présence" partagées par le réseau, tout droits de diffusion confondus (public/privé/indéterminé). 

Une observation = 1 taxon, 1 date/période, 1 lieu, 1-n observateur(s)

Les données reçues en 2015 en cours de structuration (non insérées dans la base de données) n'ont pas été prise en compte. 

Le nombre de données d'observations partagées reste nettement inférieur au potentiel des données qui existent auprès des structures concernées par la biodiversité. Une amélioration du partage des connaissances via de nouveaux outils d'aide à la gestion de données devrait se traduire par une augmentation régulière de cet indicateur. 

Faune indigène

Depuis 2014, l'OAFS a engagé un travail en collaboration avec le Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel (CSRPN), pour l'élaboration de référentiels-espèces à l'échelle régionale. Ce projet a pour objectif de dresser, par groupe taxonomique, la liste des espèces présentes en Aquitaine selon une méthodologie commune. Il vise également à mettre à disposition de tous des informations synthétiques sur la biologie, l'écologie, les menaces et la réglementation des espèces recensées. 

En Aquitaine, une espèce est considérée indigène si elle a été recensée avant 1850 sur le territoire régional ou si elle est apparue après 1850 suite à l'expansion naturelle de son aire de répartition. La présence est établie à partir d'au moins une donnée d'observation sur la période considérée.  

"La diversité des espèces sauvages indigènes est indicatrice du niveau de « richesse » naturelle du territoire. L’évolution du nombre d’espèces indigènes de la faune et de la flore présentes sur le territoire dépend de l'amélioration des connaissances et de la disparition ou réapparition d'espèces sur le territoire régional" (UICN France, 2014).
UICN France (2014). Indicateurs de biodiversité pour les collectivités territoriales : jeu commun et synthétique d'indicateurs de biodiversité pour l'échelon régional. Paris, France. 

Références

Depuis 2014, l'OAFS a engagé un travail en collaboration avec le Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel (CSRPN) pour l'élaboration de référentiels-espèces à l'échelle régionale. Ce projet a pour objectif de dresser, par groupe taxonomique, la liste des espèces présentes en Aquitaine selon une méthodologie commune. Il vise également à mettre à disposition de tous des informations synthétiques sur la biologie, l'écologie, les menaces et la réglementation des espèces recensées. 

Le statut d’occurrence fait référence ici à la répartition de l’espèce et de ses populations sur le territoire aquitain. Il est à ce stade défini à dire d'experts (collaboration du CSRPN). La distribution est étudiée à partir des données d'observations connues ou disponibles (répartition spatiale, fréquence). Lorsqu’il peut être estimé, le critère d’abondance/densité est également pris en considération.
Seuls les référentiels régionaux validés par le CSRPN sont pris en considération. 

Commune

Espèce fréquente et régulière, dont les populations sont largement distribuées, relativement abondantes et donnant lieu à des observations de façon régulière chaque année aux mêmes périodes. 

Localisée

Espèce rencontrée chaque année, sur une partie plus ou moins réduite du territoire, avec des effectifs moyens à importants. [biogéographie]
ou
Espèce rencontrée chaque année, inféodée à un habitat particulier, lui-même peu étendu mais qui peut être présent un peu partout sur le territoire. [écologie]

Rare

Espèce rencontrée chaque année avec de faibles effectifs. La distribution de l’espèce peut être relativement étendue. [démographique]

Occasionnelle 

Espèce contactée sur quelques points du territoire, durant certaines années sur des périodes relativement réduites.

Accidentelle

Espèce représentée par un ou quelques individus isolés, présents exceptionnellement en dehors de leur aire de répartition, le plus souvent à l’occasion d'événements particuliers.

Une amélioration du partage des connaissances via de nouveaux outils d'aide à la gestion de données permettra une évaluation plus objective du statut d’occurrence des espèces à l'échelle régionale.

Références

28% des amphibiens menacés en Aquitaine. 

Les Listes rouges régionales établies selon la méthodologie de l’UICN évaluent le risque de disparition des espèces dans la région en caractérisant le degré de menace. Elles offrent pour chaque groupe taxonomique et chaque espèce un état des lieux de sa situation à l’échelle du territoire.

L’indicateur se fonde sur les résultats obtenus par la Liste rouge régionale des amphibiens et reptiles d'Aquitaine (Le Moigne & Jailloux, 2014). Les catégories mentionnées sont celles de la méthodologie proposée par l’UICN. Les espèces menacées sont réparties selon le niveau de risque de disparition auquel elles sont confrontées, dans les catégories « En danger critique » (CR) pour un risque très élevé, « En danger » (EN) pour un risque élevé, et « Vulnérable » (VU) pour un risque relativement élevé. 

Part des espèces menacées = (Nombre d'espèces menacées  / Nombre d'espèces évaluées) x 100

Références

37% des reptiles menacés en Aquitaine. 

Les Listes rouges régionales établies selon la méthodologie de l’UICN évaluent le risque de disparition des espèces dans la région en caractérisant le degré de menace. Elles offrent pour chaque groupe taxonomique et chaque espèce un état des lieux de sa situation à l’échelle du territoire.

L’indicateur se fonde sur les résultats obtenus par la Liste rouge régionale des amphibiens et reptiles d'Aquitaine (Le Moigne & Jailloux, 2014). Les catégories mentionnées sont celles de la méthodologie proposée par l’UICN. Les espèces menacées sont réparties selon le niveau de risque de disparition auquel elles sont confrontées, dans les catégories « En danger critique » (CR) pour un risque très élevé, « En danger » (EN) pour un risque élevé, et « Vulnérable » (VU) pour un risque relativement élevé. 

Part des espèces menacées = (Nombre d'espèces menacées  / Nombre d'espèces évaluées) x 100

Références

Sur 64% des mailles, au moins une espèce de reptiles menacée a été observée. 

Les Listes rouges régionales, établies selon la méthodologie de l’UICN, évaluent le risque de disparition des espèces en caractérisant leur degré de menace. Elles offrent pour les différents groupes taxonomiques un état des lieux de la situation de chaque espèce à l’échelle du territoire. Les espèces menacées sont réparties en trois catégories : « En danger critique » (CR) pour un risque très élevé, « En danger » (EN) pour un risque élevé, et « Vulnérable » (VU) pour un risque relativement élevé. 

L’indicateur se fonde sur les évaluations régionales des reptiles d'Aquitaine (Le Moigne & Jailloux, 2014) et les données de répartition 10x10km publiées dans les l'Atlas des Amphibiens et Reptiles d'Aquitaine (Berroneau, 2014). Ce croisement permet de faire ressortir les zones géographiques abritant le plus grand nombre de reptiles menacés. 

7 espèces sont menacées d'après la Liste rouge régionale : le Lézard de Bonnal (Iberolarceta bonnali) évalué EN, le Lézard ocellé (Timon lepidus) évalué EN, la Vipère de Seoane (Vipera seoanei) évaluée EN, l'Orvet fragile (Anguis fragilis) évalué VU, la Coronelle lisse (Coronella austriaca) évaluée VU, la Couleuvre vipérine (Natrix maura) évaluée VU et la Vipère aspic (Vipera aspis) évaluée VU

Références

Le Moigne C. & Jailloux A., 2014. Liste rouge régionale des amphibiens et reptiles d’Aquitaine. Observatoire Aquitain de la Faune Sauvage. Talence, 48 p.

BERRONEAU M. 2014. Atlas des Amphibiens et Reptiles d’Aquitaine. Ed. C. Nature, Association Cistude Nature, Le Haillan, France, 256 p.

Sur 42% des mailles, au moins une espèce d'amphibiens menacée a été observée. 

Les Listes rouges régionales, établies selon la méthodologie de l’UICN, évaluent le risque de disparition des espèces en caractérisant leur degré de menace. Elles offrent pour les différents groupes taxonomiques un état des lieux de la situation de chaque espèce à l’échelle du territoire. Les espèces menacées sont réparties en trois catégories : « En danger critique » (CR) pour un risque très élevé, « En danger » (EN) pour un risque élevé, et « Vulnérable » (VU) pour un risque relativement élevé. 

L’indicateur se fonde sur les évaluations régionales des amphibiens d'Aquitaine (Le Moigne & Jailloux, 2014) et les données de répartition 10x10km publiées dans l'Atlas des Amphibiens et Reptiles d'Aquitaine (Berroneau, 2014). Ce croisement permet de faire ressortir les zones géographiques abritant le plus grand nombre d'amphibiens menacés. 

5 espèces sont menacées d'après la Liste rouge régionale : le Sonneur à ventre jaune (Bombina variegata) évalué EN, le Pélobate cultripède (Pelobates cultripes) évalué EN, la Grenouille des Pyrénées (Rana pyrenaica) évaluée EN, la Rainette ibérique (Hyla molleri) évalué VU et le Pélodyte ponctué (Pelodytes punctatus).

Références

Le Moigne C. & Jailloux A., 2014. Liste rouge régionale des amphibiens et reptiles d’Aquitaine. Observatoire Aquitain de la Faune Sauvage. Talence, 48 p.

BERRONEAU M. 2014. Atlas des Amphibiens et Reptiles d’Aquitaine. Ed. C. Nature, Association Cistude Nature, Le Haillan, France, 256 p.

Faune exotique

78 vertébrés exotiques recensés en Aquitaine dont 36 espèces reproductrices.

L'Homme contribue depuis toujours au déplacement, volontaire ou non, d’espèces animales et végétales bien au-delà de leur aire de répartition naturelle et de leur capacité de dispersion. Le phénomène s’est cependant amplifié à partir du XXème siècle, suite au développement du commerce et des transports. Les espèces introduites dans des régions dont elles ne sont pas natives sont qualifiée d'exotiques pour ces territoires. Associées à de fortes proliférations de populations, certaines introductions peuvent être à l’origine d’importantes perturbations, on parle alors d’espèces exotiques envahissantes (EEE). Bien que seule une partie des espèces exotiques arrive à franchir les différents stades d’une invasion biologique, les EEE sont aujourd'hui considérées comme l’une des principales causes d'érosion de la biodiversité au niveau mondial. 

Depuis 2014, l'OAFS coordonne un travail de synthèse et de collecte d’informations sur les espèces animales exotiques présentes en Aquitaine (domaine continental). Cette démarche d’inventaire a pour objectif de maintenir une veille sur l’ensemble des espèces observées sur le territoire et de prévenir de possibles installations à partir d’individus considérés isolés à ce jour. 

En Aquitaine la date de 1850 a été retenue comme seuil d'introduction pour la faune. Toute espèce introduite volontairement ou accidentellement dans la région après 1850 ou apparue suite à l'expansion naturelle d'une population introduite, est considérée exotique. Le suivi de la reproduction permet de discerner les différents niveaux d'implantation des espèces. La reproduction est considérée avérée lorsque des indices (nids, chants...) et des juvéniles sont observés dans le milieu.
Ces résultats concernent la période 2010-2015

Références

12 espèces animales observées en Aquitaine, jugées préoccupantes à l'échelle européenne. 

L'Homme contribue depuis toujours au déplacement, volontaire ou non, d’espèces animales et végétales bien au-delà de leur aire de répartition naturelle et de leur capacité de dispersion. Le phénomène s’est cependant amplifié à partir du XXème siècle, suite au développement du commerce et des transports. Les espèces introduites dans des régions dont elles ne sont pas natives sont qualifiée d'exotiques pour ces territoires. Associées à de fortes proliférations de populations, certaines introductions peuvent être à l’origine d’importantes perturbations, on parle alors d’espèces exotiques envahissantes (EEE). Bien que seule une partie des espèces exotiques arrive à franchir les différents stades d’une invasion biologique, les EEE sont aujourd'hui considérées comme l’une des principales causes d'érosion de la biodiversité au niveau mondial. 

Le 14 juillet 2016, la Commission Européenne a publié au Journal Officiel une première liste d'espèces exotiques envahissantes considérées préoccupantes pour la biodiversité de l'Union Européenne. Elle comporte 23 taxons qui seront soumis à un ensemble de restrictions, de mesure de gestion et de surveillance. 
On y retrouve le Crabe chinois (Eriocheir sinensis), l’Écrevisse américaine (Orconectes limosus), l’Écrevisse de Californie (Pacifastacus leniusculus), l’Écrevisse de Louisiane (Procambarus clarkii), le Frelon asiatique (Vespa velutina nigrithorax), Pseudorasbora (Pseudorasbora parva), la Grenouille taureau (Lithobates catesbeianus), la Tortue de Floride (Trachemys scripta), l’Erismature rousse (Oxyura jamaicensis), l’Ibis sacré (Threskiornis aethiopicus), le Ragondin (Myocastor coypus) et le Raton laveur (Procyon lotor).

Cet indicateur a été établi à partir de l'état des lieux sur la faune exotique présente en Aquitaine (période 2010-2015).  

Références